|
Médicaments de la rue: Un mal qui manque toujours de traitement
Par Ghislain AYINA - 03/11/2008
Lactivité prospère malgré les risques graves pour la santé des populations.
Plusieurs drames sont là pour montrer le danger que représente les médicaments vendus en pleine rue dans les villes du Cameroun. Dans les marchés, boutiques, échoppes, comptoirs de fortunes, à travers les rues et carrefours, le médicament côtoie les fruits, légumes, cigarettes, livres et autres produits. Un antibiotique sacquiert aussi banalement que
Pourtant, le médicament ne saurait être considéré comme une «marchandise» au même titre que les autres.
Médicament ou poison?
Le médicament dit de la rue, exposé aux intempéries de toutes sortes, bafoue toutes les règles applicables en matière de conservation. Sur des étables à la merci du soleil, de la pluie et des poussières, les modalités de conservation sont loin de leur garantir la qualité nécessaire pour une consommation sans danger. Les médicaments ou ce qui en tient lieu sont rangés dans des cartons et stockés dans des hangars ou la température augmente et baisse sans contrôle. Un pharmacien révèle que la conservation des médicaments a un impact direct sur leur qualité. Dans chaque produit, il y a une dose de principes actifs destinés à agir réellement sur lagent pathogène. Les conditions approximatives de transport, de stockage et de distribution transforment rendent ces substances toxiques pour la santé. Le pharmacien précise quen réalité, la biodisponibilité dun médicament baisse entre le fabricant et la pharmacie. Cela est accentué pour le médicament de la rue qui ne connaît aucun suivi. La qualité du médicament de rue ne rassure pas non plus du fait que comme lavoue un vendeur, il arrive, quaprès la date de péremption, on change la boite du produit périmé en lintroduisant dans un autre étui ayant une date de péremption lointaine. Confidence effrayante pour qui sait que le médicament périmé est un poison grave pour un être humain, qui plus est, souffre déjà dun mal.
La misère comme excuse pour les vendeurs... Et les acheteurs!
Les vendeurs de médicaments de la rue se veulent rassurant quant à la provenance de leurs marchandises. Ils affirment que ces derniers proviennent de la Centrale nationale d'approvisionnement en médicaments consommables médicamenteux essentiels (Cename), le bras séculier du gouvernement camerounais dans le domaine de la distribution des médicaments. « Des infirmières des hôpitaux viennent souvent acheter des produits chez nous pour aller les revendre ». Les médicaments vendus dans la rue font partis dune vaste filière dont la « traçabilité » nest pas évidente. Les vendeurs évoquent tantôt des livreurs qui reviendraient dEurope ou dAsie avec les produits, tantôt des liens avec des structures de réputation dans la chaîne de distribution et de contrôle du médicament au Cameroun tels Pharmacam, Laborex, UC Pharm. Quoi qil en soit, le trafic sétend aussi aux médicaments en provenance du Nigeria voisin. Dans ce clair obscur sur leurs origines, les médicaments de rue ne rassurent guère. Dautant plus que la compétence des vendeurs est des plus douteuses. Chômeurs, chercheurs demploi, diplômés de lenseignement supérieur sans qualification spécifique, commerçants parfois illettrés, les vendeurs des médicaments ont des profils divers mais se rejoignent au moins sur un aspect ; ce sont des «débrouillards» qui essaient, comme ils le disent, de «gagner honnêtement leur vie». « Je ne veux pas voler ou toujours demander de laide, explique lun deux rencontré à Yaoundé, je nai pas de travail et je me bats pour survivre et aider ma famille». Chacun y va de sa petite histoire pour justifier son activité illégale. A tous les coups, la «précarité ambiante» est lexutoire idéal. Plusieurs commerçants qui se font appeler docta (docteur) ont bâti de véritables fortunes grâce à la vente de médicaments de la rue en multipliant les comptoirs sur toutes létendue du territoire et en maîtrisant la chaîne de distribution au point de devenir incontournable pour nombre dautres dans «la profession». Lactivité nourrit dautant plus son homme que les clients ne manquent pas.
La majorité des consommateurs de ces médicaments évoquent la modicité de leur pouvoir dachat. Je nai pas de moyens pour aller à la pharmacie. Ici (dans la rue) je peux avoir nimporte quel produit au tiers du prix de la pharmacie. Pourtant, au Cameroun, les pharmacies disposent de médicaments génériques de qualités et à des prix abordables. Rien ny fait, à chacun ses habitudes : «jai un vendeur chez qui jachète toujours mes produits et ça se passe bien » tente de rassurer un habitué. Antibiotiques, solutions glucosées et autres anti-inflammatoires sachètent avec ou sans ordonnances à des prix défiant toute concurrence.
La loi sans la force
Au Cameroun, le monopole de la vente du médicament est reconnu au pharmacien de par la loi n°90/035 du 10 Août 1990, organisant ladite profession. En même temps quil est destiné à guérir une maladie, le médicament représente aussi un risque majeur dintoxication pour le consommateur lorsque les doses ne sont pas respectées en terme de qualité ou de quantité. Il est donc fondamental de contrôler le maniement de produits médicamenteux qui ne relèvent pas du commerce traditionnel. Dans cette optique, des obligations légales et déontologiques pèsent sur le pharmacien. Ce dernier est comptable de la bonne utilisation des médicaments. Le vendeur de la rue ignore tous ces principes. A plusieurs occasions, les autorités publiques ont lancé des campagnes dans lesquelles elles promettaient de « tordre, une fois pour toutes le coup à la vente « illicite de médicaments ». Il a ainsi été organisé des saisies massives de médicaments accompagnées dincinérations publiques à grand renfort de tapage médiatique. Ces campagnes saccompagnent également dune sensibilisation des populations des zones rurales et urbaines sur les dangers des médicaments de rue. Des slogans sont diffusés tels le médicament de la rue tue, nachetez vos médicaments que dans les pharmacies. Ou encore femme handicapées, mères, protégez vos familles des dangers du médicament de la rue. Cependant, la matérialisation de ces bonnes intentions tarde à se faire sentir. Sur le terrain, la propagande a manifestement leffet inverse de celui escompté. Lactivité prospère au su et au vu de tous sans que cela ne semble vraiment émouvoir populations et autorités. Beaucoup sinterrogent sur la volonté réelle de lEtat darrêter ce commerce. Certains pensent que la tolérance sexplique par la situation de précarité globale au Cameroun qui contraint les laisser faire pour occuper des individus confrontés au chômage et à la misère.
Le médicament est loin dêtre un produit commercial comme tous les autres Touchant directement la santé des individus, sa mise à la disposition du public doit être rigoureusement encadrée au risque de générer un problème de santé publique.
Médicaments de la rue: Un mal qui manque toujours de traitement
Par Ghislain AYINA - 03/11/2008
Lactivité prospère malgré les risques graves pour la santé des populations.
Plusieurs drames sont là pour montrer le danger que représente les médicaments vendus en pleine rue dans les villes du Cameroun. Dans les marchés, boutiques, échoppes, comptoirs de fortunes, à travers les rues et carrefours, le médicament côtoie les fruits, légumes, cigarettes, livres et autres produits. Un antibiotique sacquiert aussi banalement que
Pourtant, le médicament ne saurait être considéré comme une «marchandise» au même titre que les autres.
Médicament ou poison?
Le médicament dit de la rue, exposé aux intempéries de toutes sortes, bafoue toutes les règles applicables en matière de conservation. Sur des étables à la merci du soleil, de la pluie et des poussières, les modalités de conservation sont loin de leur garantir la qualité nécessaire pour une consommation sans danger. Les médicaments ou ce qui en tient lieu sont rangés dans des cartons et stockés dans des hangars ou la température augmente et baisse sans contrôle. Un pharmacien révèle que la conservation des médicaments a un impact direct sur leur qualité. Dans chaque produit, il y a une dose de principes actifs destinés à agir réellement sur lagent pathogène. Les conditions approximatives de transport, de stockage et de distribution transforment rendent ces substances toxiques pour la santé. Le pharmacien précise quen réalité, la biodisponibilité dun médicament baisse entre le fabricant et la pharmacie. Cela est accentué pour le médicament de la rue qui ne connaît aucun suivi. La qualité du médicament de rue ne rassure pas non plus du fait que comme lavoue un vendeur, il arrive, quaprès la date de péremption, on change la boite du produit périmé en lintroduisant dans un autre étui ayant une date de péremption lointaine. Confidence effrayante pour qui sait que le médicament périmé est un poison grave pour un être humain, qui plus est, souffre déjà dun mal.
La misère comme excuse pour les vendeurs... Et les acheteurs!
Les vendeurs de médicaments de la rue se veulent rassurant quant à la provenance de leurs marchandises. Ils affirment que ces derniers proviennent de la Centrale nationale d'approvisionnement en médicaments consommables médicamenteux essentiels (Cename), le bras séculier du gouvernement camerounais dans le domaine de la distribution des médicaments. « Des infirmières des hôpitaux viennent souvent acheter des produits chez nous pour aller les revendre ». Les médicaments vendus dans la rue font partis dune vaste filière dont la « traçabilité » nest pas évidente. Les vendeurs évoquent tantôt des livreurs qui reviendraient dEurope ou dAsie avec les produits, tantôt des liens avec des structures de réputation dans la chaîne de distribution et de contrôle du médicament au Cameroun tels Pharmacam, Laborex, UC Pharm. Quoi qil en soit, le trafic sétend aussi aux médicaments en provenance du Nigeria voisin. Dans ce clair obscur sur leurs origines, les médicaments de rue ne rassurent guère. Dautant plus que la compétence des vendeurs est des plus douteuses. Chômeurs, chercheurs demploi, diplômés de lenseignement supérieur sans qualification spécifique, commerçants parfois illettrés, les vendeurs des médicaments ont des profils divers mais se rejoignent au moins sur un aspect ; ce sont des «débrouillards» qui essaient, comme ils le disent, de «gagner honnêtement leur vie». « Je ne veux pas voler ou toujours demander de laide, explique lun deux rencontré à Yaoundé, je nai pas de travail et je me bats pour survivre et aider ma famille». Chacun y va de sa petite histoire pour justifier son activité illégale. A tous les coups, la «précarité ambiante» est lexutoire idéal. Plusieurs commerçants qui se font appeler docta (docteur) ont bâti de véritables fortunes grâce à la vente de médicaments de la rue en multipliant les comptoirs sur toutes létendue du territoire et en maîtrisant la chaîne de distribution au point de devenir incontournable pour nombre dautres dans «la profession». Lactivité nourrit dautant plus son homme que les clients ne manquent pas.
La majorité des consommateurs de ces médicaments évoquent la modicité de leur pouvoir dachat. Je nai pas de moyens pour aller à la pharmacie. Ici (dans la rue) je peux avoir nimporte quel produit au tiers du prix de la pharmacie. Pourtant, au Cameroun, les pharmacies disposent de médicaments génériques de qualités et à des prix abordables. Rien ny fait, à chacun ses habitudes : «jai un vendeur chez qui jachète toujours mes produits et ça se passe bien » tente de rassurer un habitué. Antibiotiques, solutions glucosées et autres anti-inflammatoires sachètent avec ou sans ordonnances à des prix défiant toute concurrence.
La loi sans la force
Au Cameroun, le monopole de la vente du médicament est reconnu au pharmacien de par la loi n°90/035 du 10 Août 1990, organisant ladite profession. En même temps quil est destiné à guérir une maladie, le médicament représente aussi un risque majeur dintoxication pour le consommateur lorsque les doses ne sont pas respectées en terme de qualité ou de quantité. Il est donc fondamental de contrôler le maniement de produits médicamenteux qui ne relèvent pas du commerce traditionnel. Dans cette optique, des obligations légales et déontologiques pèsent sur le pharmacien. Ce dernier est comptable de la bonne utilisation des médicaments. Le vendeur de la rue ignore tous ces principes. A plusieurs occasions, les autorités publiques ont lancé des campagnes dans lesquelles elles promettaient de « tordre, une fois pour toutes le coup à la vente « illicite de médicaments ». Il a ainsi été organisé des saisies massives de médicaments accompagnées dincinérations publiques à grand renfort de tapage médiatique. Ces campagnes saccompagnent également dune sensibilisation des populations des zones rurales et urbaines sur les dangers des médicaments de rue. Des slogans sont diffusés tels le médicament de la rue tue, nachetez vos médicaments que dans les pharmacies. Ou encore femme handicapées, mères, protégez vos familles des dangers du médicament de la rue. Cependant, la matérialisation de ces bonnes intentions tarde à se faire sentir. Sur le terrain, la propagande a manifestement leffet inverse de celui escompté. Lactivité prospère au su et au vu de tous sans que cela ne semble vraiment émouvoir populations et autorités. Beaucoup sinterrogent sur la volonté réelle de lEtat darrêter ce commerce. Certains pensent que la tolérance sexplique par la situation de précarité globale au Cameroun qui contraint les laisser faire pour occuper des individus confrontés au chômage et à la misère.
Le médicament est loin dêtre un produit commercial comme tous les autres Touchant directement la santé des individus, sa mise à la disposition du public doit être rigoureusement encadrée au risque de générer un problème de santé publique.
Vendredi 26 Février 2010Poster un commentaire
Ici le blog de Memopharma. Trouvez tous les infos nous concernant et autres utilités.
Tags associés : Memopharma, ligne
Vendredi 26 Février 2010Poster un commentaire
Les pathologies métaboliques : discret problème de santé publique au Cameroun
Dans une telle situation, les problèmes environnementaux liés à une urbanisation galopante et mal maîtrisée sont la source par pollution interposée d’un stress constant et inébranlable, mettant à rude épreuve le système nerveux végétatif source de nos émotions et régulateur du système cardiovasculaire. Si des corrélations étroites existent entre le système endocrinien et le système cardiovasculaire, alors une atteinte de l’un contribue à un ébranlement de l’autre. Les pathologies métaboliques sont donc aujourd’hui après le paludisme et le VIH SIDA la 3ème source de causes de décès au Cameroun. Le nombre de morts subites liées aux accidents vasculaires cérébraux ne se comptent plus. Ces accidents dont on sait que plusieurs découlent des problèmes d’hypertension ou d’hypercholestérolémie peuvent être souvent évités par une meilleure prise en charge des patients où par des contrôles sanitaires par bilans interposés chez les malades qui s’ignorent. Si le diabète et l’hypertension ont connu de la part des autorités une prise en charge grâce à une sensibilisation par des campagnes précises, les autres pathologies métaboliques encore moins connues et mal maîtrisées des populations moyennes aujourd’hui, méritent une attention particulière des autorités de santé et des professionnels et chercheurs du domaine. Yaoundé, le 14 novembre 2005 Tags associés : pathologies, metaboliques
Vendredi 26 Février 2010Poster un commentaire
Hôpitaux et dispensaires
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
C.N.P.S. |
Tél. : 22 23 02 25
|
C.C.U.Y |
Tél. : 22 22 29 88 / 18
|
Hopital Général |
Tél. : 22 20 11 22 / 22 20 28 02
|
| Ngousso | B.P. : 5408 |
Centre Jamot de Yaoundé |
Tél. : 22 20 27 06
|
| Mballa II | B.P. : 786 |
Centre Pasteur du Cameroun |
Tél. : 22 23 18 03 / 22 22 99 15 - Fax. : 22 23 15 64
|
| B.P. : 1274 | |
| Laboratoire National de Référence et de Santé Publique | |
| Antenne à Garoua | Tél. : 22 27 22 22 / 22 27 22 42 - Fax : 22 27 28 80 |
Centre Medico Social |
Tél. : 22 23 01 39
|
| Centre Ville | B.P. : 1616 |
Centre National de Rehabilitation des Handicapés |
Tél. : 22 31 05 79
|
| Quartier Obili | B.P. : 1586 |
CHU (Centre Hospitalier Universitaire)
CHU (Centre Hospitalier Universitaire) |
Tél. : 22 31 25 66/22 31 21 03
|
| Rue quartier Melen | B.P. : |
Fondation Chantal Biya |
Tél. : 22 22 20 00
|
| Centre ville - à côté de l’hopital Central | B.P. : 1936 |
Hopital Central |
Tél . : 22 21 20 20 /22 21 20 19 / fax : 22 21 20 15
|
| Centre Ville | B.P. : 87 |
Hopital de Djoungolo |
Tél. : 22 21 06 94
|
| Etoa - Meki | B.P. : 4055 |
Hopital de la Caisse |
Tél. : 22 23 60 34 /35 /36
|
| Essos | B.P. : 5777 |
Hopital Jamot de Yaoundé |
Tél. : 22 20 43 90 / 22 21 52 26
|
| Mballa II | B.P. : 4021 |
P.M.I Centrale |
Tél. : 22 22 25 33
|
| Centre Ville | B.P. : |
Antenne Provinciale du Centre (Aid and Charity Association) |
Tél. : 22 31 80 88 / Urgence : 77 77 67 80
|
| Messa | B.P. : 30282 |
Hôpital Militaire Yaoundé |
Tél. : 22 22 00 80
|
| Direction | M. Gabriel Monkam |
Sapeur pompiers (Service Médical) |
Tél. : 22 22 44 13
|
| Quartier Mokolo | BP : 6863 |
Afrique Santé |
Tél. : 33 40 70 38
|
| Deido | B.P. : 1908 |
Amitié Sino Camerounaise |
Tél. : 33 37 37 51
|
| Bassa ( Route de l’hopital Général) | B.P. : 6991 |
Centre de Pédiatrie Emilie Saker |
Tél : 33 39 13 44
|
| Akwa ( 1078 Av. King Akwa) | B.P. : 351 |
Centre de santé de la charité de Ndogpassi III |
Tél. : 33 37 35 70
|
| Bassa | B.P. : 1242 |
Dispensaire Catholique des soeurs "Saint Martin de Porres" |
Tél. : 33 43 03 61
|
| New Bell ( 11 Av. de l’Indépendance) | B.P. : 6122 |
Dispensaire St Albert |
Tél. : 33 39 91 88
|
| Bonaberi | B.P. : 9113 |
Hopital CEBEC |
Tél. : 33 39 13 44
|
| Bonaberi | B.P. : 309 |
Hopital Bonassama |
Tél. : 33 39 69 45 / 33 39 22 66
|
| Bonaberi | B.P. : 9023 |
Hopital Général |
Tél. : 33 37 02 53 / 33 37 02 55 / Fax. : 33 37 01 46
|
| Bassa | B.P. : 4856 |
Hopital Laquintinie |
Tél. : 33 42 68 68 / 33 42 06 94 /33 42 06 94 / Fax. : 33 42 23 10
|
| Akwa | B.P. : 4035 |
Hopital de district de New Bell |
Tél. : 33 42 27 70
|
| Bonabéri | B.P. : 4073 |
Phamacie Bastos |
B.P. : 5533- Rue Joseph Mballa Elounden
|
| Tél. : | 22 20 65 55 / fax : 22 20 65 55 |
Phamacie Camerounaise |
B.P. : 1155- Centre ville
|
| Tél. : 22 22 13 21 | Fax : 22 22 13 21 |
Phamacie de l’Intendance |
B.P. : 33 - Rue J.J. Kennedy, Centre Ville
|
| Tél. / Fax : | 22 22 46 94 |
Phamacie des Nations |
B.P. : 7254 - rue Albert Ateba Ebe, Nlongkak
|
| Tél. : | 22 20 93 56 |
Phamacie du Boulevard |
B.P. : 14804 - Centre ville - Imm Hotel Hilton
|
| Tél. : | 22 23 90 90 /933 74 12 |
Phamacie du Boulevard du 20 mai |
B.P. : 545 - Centre ville - Bld du 20 mai
|
| Tél. : | 22 23 96 35 |
Phamacie du carrefour EMIA |
B.P. : 13709 - EMIA
|
| Tél. / Fax : | 22 23 42 07 |
Phamacie du Centre |
B.P. : 57061- Quartier Hippodrome
|
| Tél. : | 22 22 11 80 |
Phamacie française |
B.P. : 195 - Centre ville
|
| Tél. : | 22 22 14 76 / fax : 22 23 51 86 |
Phamacie du Lac |
B.P. : 8082 - Centre ville
|
| Tél. : | 22 22 20 80 / 22 22 51 12 |
Phamacie du Soleil |
B.P.:67 - Centre ville
|
| Tél. : | 22 22 14 23 |
Phamacie Olézoa |
B.P. : 5121 Av Charle Atangana, Olézoa
|
| Tél. : 22 23 55 79 | Fax : 22 23 93 37 |
Phamacie du Palais |
B.P. : 6160 - Rue Noah Tsogo, Etoudi
|
| Tél. : | 22 21 22 58 / fax : 22 21 22 58 |
Phamacie Moto Georges |
B.P. : 455 - Nkol Eton
|
| Tél. : | 99 37 48 29 |
Pharmacie 2000 - BP : 7212 - Centre ville |
Tél. : 22 23 95 93
|
Phamacie Populaire |
B.P. : 5296 - quartier Essos
|
| Tél. : | 22 23 23 41 |
Phamacie provinciale |
B.P. : 14291 - Centre ville - Bld du 20 mai
|
| Tél. : 22 20 94 93 | Fax : 22 21 20 61 |
Phamacie St Martin |
B.P. : 124 04 - Centre ville
|
| Tél. : | 22 23 18 69 |
Phamacie Xavio |
B.P. : 11427 - quartier Olézoa
|
| Tél. : | 22 23 63 40 |
Phamacie de l’Aéroport |
B.P. : 6552 - Bld des Nations Unies, Bassa
|
| Tél. : | 33 42 28 76 |
Phamacie de Bonapriso |
B.P. : 4190 - Rue Tokoto - Bonapriso
|
| Tél. : | 33 43 48 61 |
Phamacie de Douala |
B.P. : 15453 - Akwa
|
| Tél. : | 33 42 74 80 |
Phamacie De Gaulle |
B.P. : 2882 - Av.du Général de Gaulle, Bonapriso
|
| Tél. : | 33 43 37 29 |
Phamacie JOSS |
B.P.:507 - Bonanjo
|
| Tél. : | 33 42 41 41 |
Phamacie des Palmier |
B.P. : 2013 - 70 Rue Kitchener, Bonanjo
|
| Tél. : | 33 42 79 71 |
Phamacie du Plateau |
B.P. : 12495 - Bonanjo
|
| Tél. : | 33 42 05 80 |
Phamacie du Pont |
B.P. : 460 - Bonaberie
|
| Tél. : | 33 39 77 89 |
Phamacie Jamot |
B.P. : 12151 - Akwa
|
| Tél. : | 33 42 03 18 |
Phamacie les Sapeurs |
B.P. : 1285 - Akwa
|
| Tél. : | 33 42 63 06 |
Pharmacie du Nord |
Quartier Yelwa
|
00 [237] 22.23.13.79 | |
Pharmacie de l’Etoile |
Quartier Yelwa
|
00 [237] 22.23.13.77 | |
Pharmacie du Grand Marché |
Quartier Présidentiel
|
00 [237] 22.27.27.09 | |
Pharmacie de Garoua |
Quartier du Marché (face au grand marché)
|
00 [237] 22.27.24.78 | |
Pharmacie du Lamidat |
Quartier du Marché
|
00 [237] 22.27.22.61 | |
Pharmacie du centre |
A côté de la Mairie
|
00 [237] 22.27.33.10 | |
Pharmacie de l’amitié |
Avenue des Banques
|
00 [237] 22.27.25.86 | |
Pharmacie de la grande Mosquée |
Avenue de Maroua
|
00 [237] 22.27.27.04 | |
Pharmacie nouvelle |
Quartier Bibemire
|
00 [237] 22.27.32.22 | |
MEMOPHARMA est une entreprise commerciale légale spécialisée dans l'importation et la distribution des consommables et accessoires Médicaux; et l'équipement des Hôpitaux et des Laboratoires scientifiques.
Elle est basée à Yaoundé Tsinga-Polyclinique à côté de la Pharmacie les Hortensia. Avec MEMOPHARMA, c'est service rapide et livraison à domicile. satisfaire sa clientèle, son plus souci.
Ne tarder plus, passer votre commande dès maintenant à MEMOPHARMA. BP: 16626 Yaoundé Tel: (237) 22 20 32 24 E-mail: memopharma1@yahoo.fr